"Les notions sont en train de s'inverse grave. Le véritable luxe aujourd'hui est ce qui nous protège. Il ne se construit plus dans l'abondance mais plutôt dans la parcimonie, plus dans "l'abonnement aux plaisirs" - surtout pas ceux de la table ! - mais bel et bien dans l'ascèse et le jeûne. Les luxueux de nos jours font des régimes et des cures de thalasso." (Extrait de l'article de l'écrivain Claude DUNETON paru dans le numéro hors série de Psychologies de novembre/décembre 2007 à propos du vrai Luxe ).
Pourquoi le jeûne ?
Dans le cours naturel d'une année, il y a des périodes de récoltes abondantes - et il y a les risques de disette. Pour pallier ce danger, la nature a prévu la possibilité pour l'organisme de stocker des réserves de graisse et de les utiliser en cas de besoin. Tous les animaux sauvages jeûnent tous les ans à la sortie de l'hiver.
Depuis quelques décennies, nous vivons dans l’abondance permanente, mais notre corps a gardé la possibilité de "stocker" des calories en trop. C'est pour cela que l'Européen normal est pratiquement toujours en surcharge, au-dessus de son poids idéal - et souvent même obèse. L'organisme doit assumer ce poids inutile.
Il en résulte qu'il assume moins bien deux tâches qui lui incombent :
- la régénération des cellules. On dit que l'organisme renouvelle toutes ses cellules en sept ans - durée allongée par la vie moderne, sédentaire.
- l'élimination des toxines qui nous proviennent de plusieurs sources différentes : la pollution de l'air et de l'eau, les traitements agricoles, les additifs alimentaires, le mauvais fonctionnement de l'organisme par maladie, stress, l’intoxication médicamenteuse etc.
La surcharge de poids permanente, le mauvais renouvellement des cellules et l'accumulation des toxines pèsent sur nous physiquement, émotionnellement et intellectuellement.
Que faire ?
Réintroduire volontairement un temps de disette qui permet à l'organisme de "brûler" les réserves de graisse, de renouveler les cellules et d'éliminer les toxines.
Pour toutes ces raisons, il devient urgent de réapprendre à Jeûner.
Pourquoi la randonnée ?
L'organisme humain est fait pour répondre physiquement à une multitude d'exigences naturelles : se déplacer, transporter, travailler dans des conditions parfois très difficiles. Le cœur, les poumons et les muscles sont aptes à fournir des efforts qui vont bien au-delà de ce que nous imaginons. Pendant des millénaires, l'homme a survécu grâce à sa seule force musculaire. Depuis deux siècles cependant il a tout mis en œuvre - et ceci avec un succès grandissant - pour éliminer le travail physique de la vie quotidienne : même la brosse à dents peut être équipée d'un moteur électrique aujourd'hui. Le cœur, les poumons, les muscles ne travaillent plus, la vie est sédentaire. Il en résulte que les maladies cardio-vasculaires sont aujourd'hui la première cause de mortalité dans les pays surdéveloppés.
La vie sédentaire nous affaiblit, la circulation devient difficile, tous les organes travaillent en bas régime - on va mal !
Que faire ?
Réintroduire volontairement une activité physique dans notre vie de tous les jours, activer la circulation, la respiration, fortifier cœur, poumons et muscles, retrouver du tonus et la joie de vivre.
Pour vous permettre de vérifier cela par l'expérience nous vous proposons les randonnées.
Jeûner en Randonnant ?
Pour beaucoup de gens - surtout en Belgique ou en France - l'idée de ne pas manger provoque un choc. Le deuxième choc est pire encore : jeûner en randonnant ! Et pourtant - des milliers de gens l'ont fait dans les pays de langue allemande. Ils trouvent que les bienfaits du jeûne et de la randonnée se complètent de la façon la plus heureuse, qu'un jeûne actif d'une semaine vaut trente pour-cent de plus qu’un jeûne au repos.
Mais comment est-il donc possible de marcher en jeûnant ? Pendant le jeûne, nous sommes nourris, nourris par l'utilisation de nos propres réserves. L'organisme est en mesure de nous fournir autant de calories que nous demandons, et ceci pendant plusieurs semaines. Seulement, ces réserves ne contiennent pas de sucre rapide. Pendant le jeûne, nous aurions des problèmes pour courir vite, pour lever des poids importants, pour réagir vite. Mais nous pouvons sans aucun problème fournir un effort modéré pendant très longtemps. L'activité la plus adaptée à cet état est la marche en respectant les possibilités de chaque participant. L'expérience acquise pendant ces dernières 15 années a montré qu'une personne qui connaît bien la technique du jeûne est capable de faire les mêmes randonnées qu'en mangeant. On est même plus à l'aise en jeûnant - sans s'occuper des repas, sans le démarrage difficile après le pique-nique...
Nous proposons deux type de jêune : le jeûne hydrique et le jeûne aux jus verts
Le jeûne hydrique où l'on peut boire jusqu'à trois litres d'eau par jour. Nous conseillons un jeûne du type "Buchinger" : tisanes le matin, de l'eau avec un peu de jus de fruit pendant la marche, et un bouillon de légumes filtré le soir. De cette manière, tout danger d'hypoglycémie ou d'hypovitaminose est écarté et les sels minéraux perdus par la transpiration sont remplacés. Cet apport minimal permet une élimination maximale par l’activité physique : on élimine en se dépensant, et le danger d’une fonte musculaire est écarté : l’organisme est obligé d’utiliser en priorité les réserves de graisse ...
Le jeûne aux jus verts consiste en la prise de jus de légumes frais qui fournissent un grand nombre de nutriments et la force vitale des plantes et des herbes vertes. Faire un jeûne aux jus verts d’une semaine, est un excellent moyen pour fournir des enzymes vivantes qui aident le processus de nettoyage. Les jus sont assimilés directement dans le corps en stimulant le système digestif. La célèbre et la plus ancienne clinique d’alimentation vivante d'Europe fondée par Max Bircher-Benner, estime que les jus frais contiennent un facteur non identifié qui stimule la fonction des cellules d'absorber les nutriments et d’excréter les toxines.
Mais - assez de théorie. Entrons dans l'ambiance d'un stage de Jeûne et Randonnée programmé pour la durée d'une semaine.
Le stage "Jeûne et Randonnée".
Nous préconisons de manger des fruits ou des légumes à volonté le jour avant le jeûne. Tous les matins vers 9H30, nous nous retrouvons à la maison autour du jus d'herbe de blé, du jus de citron, du jus de légumes, du Kamboucha et nous passons à la mini conférence du matin sur des thèmes variès concernant le jeûne et l'alimentation vivante (la germination, la déshydratation, les plantations et la récolte. De 10H30 à 11H00, unez scéance de gymnastique, Qi-Cong ou trampoline (pour la circulation lymphatique) est proposée. 11H00 Départ, pour la randonnée nous sillonnons les chemins des dunes des Réserves Naturelles (Westhoek, Bray-Dunes, Koksijdes, ...) des plages de la côte franco-belge.
Vers 15H00 : retour au domaine pour le repos, la lecture, le sauna, les soins proposés... Vers 18H00, nous nous retrouvons autour du jus et du bouillon pour les activités du soir (conférences sur différents thèmes : l' hydrothérapie du colon, le jeûne et monodiète, les aliments haute vitalité, la detox, le coaching, la motivation, la reprise alimentaire, les cours de cuisine, les principes de l'alimentation vivantee, ... Les activités se terminent vers 21H00
Tout est organisé pour vous occuper pleinement le jour et pour vous assurrer un bon sommeil la nuit.
La reprise commencera le vendredi matin avec des pruneaux et des graines de lin, un granola et du lait d'amande "maison" réalisés par vos soins lors de l'atelier de crusine du jeudi soir. Nous donnons toute notre attention à ce moment béni où nous reprenons contact avec la nourriture solide. Vers midi, une reprise royale selon les principes de l'alimentation vivante vous sera servie avant votre départ.
Vous repartirez avec votre dossier personnel en étant parfaitement prêt à regagner votre vie de chaque jour. Une occasion unique pour effectuer les bons changements alimentaires pour un nouveau départ.
Le vécu intérieur.
Pendant le jeûne, le corps est intelligement nourri par ses réserves. Notre mental n'y intervient guère. Cela nous permet de donner toute notre attention à l'autre partie de nous que nous appelons ici la partie subtile.
Durant ce stage, nous travaillerons principalement un tout bel équilibre entre le coeur, le coprs, l'âme et l'esprit :
La nature et le grand air sont d'un apport précieux pour le jeûneur.
Le vécu sur le plan physiologique.
Nous recommandons de ne pas manger de viande les cinq ou six derniers jours avant le jeûne. Mangez des fruits à volonté le dernier jour. De cette manière, l'estomac et les intestins peuvent bien commencer leur période d'inactivité relative.
Il est peut-être utile de rappeler que pendant le jeûne, il est exclu de fumer, de prendre des drogues, de l'alcool, du café. Toutes ces choses auraient un effet double ou triple ... C'est la raison pour laquelle il est déconseillé de suivre un traitement médicamenteux pendant le jeûne : l'effet de chaque médicament est également décuplé. Pareil pour ses effets secondaires... Notez que la "pilule" est un traitement médical très pointu qui, pendant le jeûne, a parfois des effets secondaires inattendus.
Et le sel est exclu pendant un jeûne hydrique : il aurait pour effet de lier l'eau dans les cellules au lieu de drainer les toxines... Donc : pas de sel dans le bouillon du soir !
Le début du Jeûne.
Maintenant vous y êtes : le jeûne commence ! Dites-vous bien que le plus dur est déjà derrière vous : la décision de jeûner. Malgré les cris alarmés de vos meilleurs amis, de vos parents, malgré les réserves de votre médecin. Ne lui en voulez pas trop : ne connaissant pas le jeûne, il ne peut pas engager sa responsabilité professionnelle. Alors il préfère vous le déconseiller.
Pendant deux ou trois jours, les sucres lents des derniers repas nous nourrissent encore et il n'y a pas de nécessité réelle de s'alimenter. Il suffit de vaincre l'habitude de manger à telle ou telle heure. Deux façons pour y arriver : prendre la bouteille dans votre sac à dos et faire le geste qui ne sauvera pas le viticulteur français, mais qui calme votre organisme : boire un coup. Et occuper pleinement l'esprit de la sorte que le temps passe sans que vous pensiez à manger. Ceci nous arrive fréquemment dans la vie d'être tellement occupé que l'heure du repas habituel arrive, passe et s'éloigne sans que nous ressentions le besoin de manger. Lors du stage Jeûne et Randonnée, c'est la montagne, le grand air, le groupe, l'éloignement de notre cadre habituel qui facilitent l'oubli des repas qui - rappelons-le, ne sont pas vitaux. Arrive ce qui doit arriver, en général le deuxième jour : la rupture du stock. Le jeûne commence, c'est-à-dire l'alimentation interne par autolyse - par l'auto-restauration du corps.
Si vous êtes bien préparés mentalement, ce passage se fera sans même que vous vous en aperceviez. C'est le cas pour une personne sur trois. Une deuxième personne sur trois ressent une fatigue soudaine qui ne s'explique pas par l'effort de la randonnée. C'est un peu comme le "coup de pompe" que tous les sportifs connaissent. Et il faut y réagir de la même façon : on serre les dents, on se fait encourager par les autres et l'adrénaline nous apporte un "deuxième souffle" qui, dans le cas du jeûne, peut durer des semaines.
La troisième personne sur trois, surtout quand c'est son premier jeûne et si elle n'est pas tout à fait rassurée, réagit avec une certaine panique : "Ça y est, je savais que ça ne marcherait pas..." Et cette panique peut prendre la forme d'une hypoglycémie.
Mais je porte toujours un menu pot de miel dans mon sac à dos, et tout le monde le sait. Maintenant une petite cuillère fera des miracles : avec soulagement, le moment passera et l'on continue la marche.
Le passage peut aussi survenir pendant la nuit : si on se réveille avec un sentiment de faim : faites le geste qui vous sauve : buvez. D'ailleurs, pendant un jeûne sans randonnée, on ne dort pas beaucoup. L'organisme n'a pas son travail habituel à faire, c.a.d. assimiler les aliments. Se réveiller à 4 heures du matin peut avoir des conséquences fâcheuses pour l'équilibre mental et physique. Voici une autre raison pour laquelle l'association entre le jeûne et la randonnée est favorable : c'est la randonnée qui nous apporte une saine fatigue. Si quelqu'un se plaint d'avoir mal dormi la nuit, je sais que la randonnée d'aujourd'hui doit être plus musclée que celle d'hier...
On est donc au troisième jour. Dans certains cas, le passage ne se produit qu'à ce moment. C'est pour cela qu'il reste une incertitude chez ceux qui n'ont rien remarqué. Le quatrième jour, tout le monde est sûr d'être "de l'autre coté", certitude qui apporte la béatitude le cinquième jour, la félicité le sixième...
L'hygiène intestinale.
L'activité physique facilite l'élimination et écarte largement le danger de crises qui pourraient l'accompagner. Mais il faut faire attention à un point important : les toxines insolubles dans l’eau sont éliminées par la voie intestinale. Or, l'absence de fibres alimentaires grossières ralentit le transit intestinal. Pour cette raison, un danger réel existe : que les toxines traversent les parois intestinales et qu'elles reviennent dans la circulation par les capillaires. Les conséquences de cette auto-intoxication seraient des maux de tête, vomissement, etc. C'est pour cela qu'il faut observer une hygiène intestinale qui assure une évacuation au moins tous les deux jours. Sont compris dans le prix du stage votre poche à lavements ainsi que votre canulle personelle pour effectuer vos lavements.
Je vous conseille d'effectuer une hydrothérapie du colon ou des lavements (pour ceux qui ont l'habitude) avant votre arrivée au stage.
Depuis un certain temps, vous pouvez trouver des centres qui pratiquent l'hydrothérapie du colon. Ils vous proposent des moyens excellents pour assurer une hygiène intestinale parfaite. Pendant nos stages, il est possible de prévoir une ou plusieurs séances d'hydrothérapie du colon qui seront proposées sur place par une thérapeute professionnelle.
La sortie du Jeûne (La Reprise).
Un jeûne s'est bien passé si on regrette de l'arrêter. Malgré cela on n'encourage personne - et surtout pas un débutant - à rentrer chez lui en continuant le jeûne. Il ne faut pas seulement réussir le jeûne, il faut aussi réussir la reprise. La reprise est réussie si elle apporte une prise de conscience générale envers l'alimentation. Cette prise de conscience est la clef du jeûne et tout le long de la semaine nous encourageons les jeûneurs à être conscients de ce qui leur arrive. Pendant le jeûne, nous avons affaire à l'air que nous respirons, à la boisson que nous buvons, à la température en dehors de nous et en notre intérieur, à l'éveil et au sommeil. Et c'est tout ! C'est si simple, si facile à observer... Avec la reprise, les choses se compliquent : une première pomme le dernier après-midi ; personne ne se jette dessus, personne n'est affamée. Soyez conscients que nous n'avons pas faim pendant le jeûne, que le jeûne est plus facile qu'un régime : quand il n'y a rien, l'organisme s'occupe de tout. Quand il y a un peu à manger, l'organisme réclame le reste... Il faut être clair dans la vie !
La reprise est progressive et dure autant de temps que le jeûne dans le cas du jeûne d'une semaine. Observez-vous bien en face de chaque nouvel aliment, par rapport à la qualité, au goût, à la quantité ! Et évitez toutes les bêtises que vous devriez éviter tout le temps ! Tout le monde connaît l'effet d'un seul verre de vin à jeun. C'est la même chose avec le café, la cigarette, les huiles chauffées. Le jeûne rend si sensible que l'organisme tolère mal les écarts du droit chemin.
D'où une règle générale : ne vous faites pas inviter avant le dimanche suivant la reprise. Et suivez le plan que l'on élabore avec vous à la fin de la semaine.
En voici les grandes lignes:
Le but de la reprise alimentaire est de vous diriger progressivement vers le régime que vous souhaitez suivre après le jeûne. Celui-ci peut être votre régime habituel ou un autre - que vous envisagez peut-être depuis un certain temps. L'expérience du jeûne peut bien vous aider à arrêter de fumer après le jeûne qui, bien entendu, se fait pour tous sans cigarette - et ceci sans problèmes !
Pour ce qui concerne le choix d'un régime alimentaire, sachez qu'il dépend de l'âge, du sexe, du tempérament, de l'hérédité de chaque personne et des conditions climatiques, saisonnières, familiales, professionnelles.
Chacun doit trouver "son" régime idéal - qui ne le sera peut-être pas pour toute la vie. C'est donc l'écoute intérieure qui nous le trouvera.
Pour le dire d'une façon positive :
NE PRENEZ QUE DU MEILLEUR. VOUS LE MERITEZ !
Recommandations générales pour la reprise :
Crudités : salades, feuilles, racines (carottes, oignons...), légumes de saison. Vinaigrette légère à base d'huile première pression à froid.
Légumes crus : choux, choux - fleurs, carottes, céleri, haricots verts, betteraves rouges.
Fruits ou fruits secs trempés : en-dehors des repas - à volonté !
Boissons (à volonté) : eau de source, eau minérale, tisanes, jus de fruits - en-dehors des repas.
Oléagineux : noix, noisettes, amandes, cajou, pignon, pistaches, sésame, graines de tournesol, courge, lin.
Céréales intégrales (riz, seigle, blé, sarrasin, millet, amarante, quinoa, épeautre) : chapatiës, galettes, crêpes, gaufres, bouillie, flocons, Couscous, Polenta, Pilpil, Taboulé.
Graines germées : soja, lentilles vertes, cresson, moutarde, seigle, blé, épeautre.
Quantités progressives : écoutez votre corps !
Soyez attentifs en mangeant ! Mâchez bien, éprouvez le délice de manger et sachez arrêter !
Pas de sucre, farine blanche, café, thé, alcool, tabac, viande, produits laitiers, médicaments, drogues, peu de sel. Pas de pain fermenté (donc à la rigueur du WASA sans sel).
JOURNÉE - TYPE pendant la Reprise :
MATIN : Fruits ou fruits secs trempés dans l'eau, graines de lin. 1 heure après : céréales, oléagineux, tisane
MIDI : Salades, feuilles, racines, crudités, céréales : bouillie ou chapaties, graines germées.
SOIR : Soupe de légumes (carottes, oignons, pommes de terre, pâtes complètes), légumes lacto-fermentés.
Résumé.
Il est possible de jeûner en randonnant : Oui, ça marche !
Des milliers de gens jeûnent volontairement chaque année dans les pays voisins. La France est en train d'y venir ! Le livre du Docteur LUTZNER "Comment Revivre par le Jeûne" (Éditions TERRE VIVANTE) s'est vendu à plusieurs dizaines de milliers exemplaires. Chaque fois que nous tenons une conférence sur le jeûne nous constatons qu'un tiers des auditeurs a déjà fait une expérience de jeûne. Le jeûne est un tabou en France : on n'en parle pas - même si on le fait !
Nous avons écrit ce guide pour vous encourager à faire l'expérience du jeûne - que ce soit pour des raisons diététiques ou spirituelles. Les bénéfices sont innombrables : perte de poids, régénération des cellules, élimination des toxines, retrouver son centre, clarifier ses idées...
Quant à la fréquence et la durée du jeûne, il n'y a pas de règle générale. Vous allez sentir vous-même quand un nouveau jeûne devient nécessaire pour vous après une première expérience réussie. La raison en est simple : les toxines ne tombent pas du ciel, elles nous arrivent petit à petit, en doses homéopathiques. On ne les sent pas venir. Mais pendant le jeûne, on les sent partir ; nous constatons le changement que cette purification nous apporte. Si, après cette expérience, nos conditions de vie n'ont pas changé, les toxines vont malheureusement revenir - mais cette fois-ci nous le sentons. Et nous saurons exactement quand un nouveau jeûne devient indispensable. Ceci peut être dans deux ans ou dans six mois. Tout dépend...
Les règles pour un jeûne réussi données dans ces pages sont à appliquer à la lettre lors de la première expérience. Ensuite, vous pouvez petit à petit alléger le "règlement". Aussi l'organisme l'accepte de plus en plus facilement. Mon expérience d'accompagnateur de stages de jeûne m'a réservé bien des surprises pour moi-même : quand j'accompagne la randonnée, je mange le matin avant le départ et le soir après le retour - je ne peux tout de même pas jeûner 35 semaines par an. Mais je fais 35 semaines d'une sorte de ramadan... En hiver, la randonnée se termine avant la nuit vers cinq ou six heures du soir. En été nous faisons parfois une longue sieste pour laisser passer la chaleur et nous rentrons même après huit heures du soir. Pendant quelques mois, je me voyais obligé de parler à mon organisme comme l'on parle à un bon ami pour lui expliquer les raisons de ce retard. Mais maintenant, je peux tout faire : manger ou ne pas manger - l'organisme ne se manifeste même pas. Il me fait tout simplement confiance. Il n'y a plus aucune forme d'obligation. Je suis libre de faire ce que je veux.
Bien que mon exemple personnel ne puisse guère servir de modèle pour personne, il est quand même utile de savoir que cette possibilité existe : c'est dans la tête que tout se passe. Nous sommes programmés par notre contexte social, par nos habitudes alimentaires. Nous pouvons nous déprogrammer, nous reprogrammer, nous libérer.
On perd du poids pendant le jeûne, en moyenne 10 % par semaine, les femmes un peu moins.
Mais cette perte de poids n'est définitive que si nous arrivons à nous déprogrammer de nos habitudes alimentaires - au moins pour un peu. Et c'est possible. En tant qu'animateurs de stage, nous faisons tout pour vous le permettre. La prise de conscience est la base de l'expérience du jeûne : nous nous prenons en charge, nous ne demandons rien à personne, aucun remède - miracle ne vient à notre secours. Le jeûne est une affaire entre nous et nous-mêmes, entre notre mental, notre physique et notre émotionnel. Quel bonheur si les trois vivent en harmonie ensemble, se comprennent mutuellement.
Le jeûne est d'abord une affaire de volonté : il faut décider de le commencer. Ensuite c'est une affaire physique : notre organisme réagit à notre demande. Parallèlement c'est une affaire émotionnelle : il faut que nous surmontions nos angoisses pour arriver au bonheur de les avoir vaincues. Et cela devient une affaire hautement spirituelle quand notre esprit sent sa nouvelle liberté d'agir.
Celui qui connaît le jeûne l'utilise pour prendre en toute conscience d'importantes décisions : Lanza del Vasto par exemple jeûna 40 jours avant de lancer la campagne du Larzac. Gandhi fit pareil avant de s'attaquer aux Anglais - d'une façon non-violente. Ces jeûnes ont apporté beaucoup à la médiatisation de la campagne - un jeûne public fait toujours couler de l'encre - , mais le jeûne apporte aussi la lucidité d'esprit au jeûneur, lucidité qui l'aide de mener à bien la tâche qu'il s'est fixée.
Si vous envisagez une grève de la faim (que vous pouvez tout simplement considérer et conduire comme un jeûne) sachez que vous pouvez facilement jeûner trois semaines en suivant les indications de ce guide. Au-delà de trois semaines, vous avez "brûlé" vos réserves et maintenant le jeûne s'attaque à la substance. Le conseil d'un médecin averti devient nécessaire. D'ailleurs, vous entrez dans le domaine du jeûne thérapeutique utilisé avec beaucoup de succès dans les cliniques de jeûne du type "Buchinger" depuis des dizaines d'années. Le principe en est simple : après les réserves "naturelles", le jeûne s'attaque par exemple aux cellules malades. Il opère avec infiniment plus de délicatesse que le laser le plus précis : il peut éliminer un kyste et laisser l'organe intact !
Ce sont d'ailleurs les succès incroyables dans ces cliniques de jeûne qui ont fait que le jeûne a une très bonne presse dans les pays de langue allemande. Or, une clinique coûte cher - ce qui devient supportable quand c'est la Sécurité Sociale qui prend les frais à charge. Mais beaucoup de gens se faisaient donner une ordonnance pour profiter du contexte réconfortant d'une clinique pour une simple cure de jeûne. C'est pour cela que le Docteur LUTZNER a écrit le livre précité, avec son sous-titre : Guide du jeûne autonome. À l'origine, ce livre fut le manuscrit d'une série à la télévision bavaroise : chaque soir, à la même heure, des milliers de gens "télé" - guidés suivaient le programme pour jeûner chez eux. En Allemagne, on peut aussi jeûner avec l'école du soir : pendant que d'autres apprennent le russe ou le chinois, vous vous retrouvez avec un groupe de jeûneurs pour suivre les conseils d'une diététicienne pour mener à bien votre jeûne de huit jours - tout en poursuivant vos activités habituelles.
Historique de "Jeûne et Randonnée".
Gandhi fut le premier à associer le jeûne et la marche : pendant des mois il traversa son pays en consumant uniquement de l’eau citronnée et du miel.
Ensuite il y a eu la marche de dix médecins suédois en 1954 de Göteborg à Stockholm - 520 km en dix jours en ne buvant que de l'eau.
Cette marche devait prouver à l'ordre des médecins que le jeûne était sans danger pour la santé et qu'il pouvait être utilisé à des fins thérapeutiques. La presse en faisait une mention discrète au départ, mais de jour en jour l'attention publique grandissait et à l'arrivée à Stockholm une foule "plus importante que lors du défilé annuel du Roi" (comme le signalait 'Svenska Dagbladet') les applaudissait. Après ce succès populaire les médecins pouvaient ouvrir la première clinique de jeûne en Suède, et dix ans après, en 1964, ils faisaient marcher une vingtaine de volontaires sur le même trajet en appliquant un jeûne du type Buchinger. Cette-fois-ci les marcheurs furent suivis par tout l'appareillage clinique. Le résultat fut frappant : tous les participants étaient en meilleure forme après ces dix jours, examens cliniques à l'appui. Cette étude fut publiée dans la presse médicale, avec des répercussions dans les média grand public. Un pasteur allemand, engagé dans les mouvements pour l'environnement et pour le tiers-monde, cofondateur des "Verts" , jeûneur et randonneur "devant le Seigneur", essaya lui-même, fut émerveillé par l'expérience, l'utilisa dans ses actions sous forme de grève de la faim, attira d'autres à cette expérience et petit à petit un mouvement "Jeûne et Randonnée" se mit en place. Aujourd'hui une cinquantaine d'organisateurs opèrent dans les pays de langue allemande et quand Christoph Michl - c'est lui l'inventeur de la méthode - appelle à une semaine dans la Forêt-Noire, il y a facilement soixante ou quatre-vingts personnes qui répondent présents. Au fil des ans il a du élargir son programme aux pays voisins, aux pays de l'est depuis que les frontières se sont ouvertes ! C'est une forme de tourisme diététique qui s'est installé : le jeûne devenant banal, il faut que le décor le rende à nouveau attractif... En 1991, pour "marquer un coup" et pour célébrer l'unité de l'Allemagne retrouvée, il avait annoncé une gageure dans son catalogue : marcher en trois semaines de la mer baltique jusqu'aux alpes bavaroises en zigzaguant le long de l'ancienne frontière - 1050 km en 21 jours ! Vingt deux marcheurs participaient à toute la marche, dont huit qui n'ont sauté aucune étape. Tous se confirmaient mutuellement que la deuxième semaine fut plus facile que la première et la troisième plus facile que la deuxième. Cet exploit paraît tellement incroyable qu'une émission comme "Mystères" devrait s'y intéresser...
Le Docteur Yves VIVINI - notre "ancêtre" français
Ayant introduit la méthode "Jeûne et Randonnée" en France en 1990 il nous a été très agréable d’apprendre qu’un médecin français a signalé l’utilité de la marche pendant des cures de Jeûne, et ceci déjà en 1970.
En effet, le Docteur Yves VIVINI, alors directeur d’une Clinique de Jeûne à SANA LA ROMAINE (CAZERES - 37) a écrit le livre "Le Jeûne et les traitements naturels" en 1970, réédité en 1975 sous le titre : "La Bouffe ou la Vie ...!"
"Pour qu’une cure de jeûne soit efficace" il conseille à la page 96 au patient d’occuper "les quelques heures de liberté que le traitement lui laisse en promenades, qui sont en général très salutaires, car elles activent la circulation et permettent une meilleure oxygénation du sang.
"Il faut noter en effet, que les malades privés de nourriture ne sentent nullement une fatigue insurmontable, et au contraire sont bien souvent étonnés de pouvoir faire, pendant leur Jeûne, de grandes marches qu’ils auraient été absolument incapables d’effectuer avant leur cure."
Notez que le Docteur Vivini parle surtout de curistes malades !
La voie de "Jeûne et Randonnée" est donc annoncée en France depuis trente ans ...
Le livre du Docteur Vivini étant épuisé, nous le rééditons dans ce site (cliquez sur "VIVINI").
D'ailleurs, Jacques Lang et Denise Glaser ont fait une cure chez le Docteur Vivini ...
Le Jeûne des Hygiénistes.
Parmi les rares centres de jeûne en France se trouvent ceux qui se réfèrent au courant hygiéniste, basés sur les pensées de SHELTON, médecin américain.
Ils ont le mérite d’avoir propagé et pratiqué le jeûne thérapeutique pendant de longes années dans le contexte français qui est extrêmement hostile à ce type de démarche. C’est pour cela que ce courant est très militant, allant jusqu’à demander la ‘disparition’ de la médecine ... et de la Naturopathie.
Leur pratique de Jeûne se différencie de la notre surtout par l’interdiction de toute activité physique - afin d’économiser toute l’énergie pour l’élimination.
D’autres formes de jeûne
Ce petit guide vous a décrit une forme spécifique de jeûne diététique : un stage de Jeûne et Randonnée type Buchinger - Michl d'une semaine. Type "Buchinger" pour la forme particulière de jeûne hydrique (des tisanes le matin, de l'eau avec un peu de jus de fruit dans la journée, un bouillon filtré le soir), type "Michl" pour le principe d'associer la marche à ce jeûne. La durée d'une semaine situe le stage clairement dans le créneau du jeûne diététique : stage de désintoxication, régénération, mise en forme, perte de poids.
En face du jeûne type "Buchinger" se trouvent d'autres formes de jeûne : les mono-diètes, le jeûne hebdomadaire, le jeûne à l'eau, le jeûne sec et leurs diverses applications à des fins thérapeutiques..
Les mono-diètes
sont une forme allégée de jeûne, souvent utilisé lors d'un jeûne thérapeutique de longue durée si le malade n'est pas en mesure d'entreprendre un jeûne plus exigeant. Parfois l'aliment choisi renforce même l'action thérapeutique. En France, c'est la cure de raisin qui est la mono-diète la plus connue, utilisée comme moyen de désintoxication (d'une durée de deux à trois semaines) ou comme moyen thérapeutique suivant l'exemple donné par Anna Brandt qui s'est guérie d'un cancer par des cures de raisin répétées et de longue durée.
Le jeûne hebdomadaire.
Parfois on nous demande s'il ne serait pas indiqué de "commencer" par un jeûne "court" d'un à trois jours. Notre position est simple : en trois jours vous avez fait le difficile, la transition, mais vous n'en profitez pas vraiment. L'effort de volonté est le même pour trois ou pour sept jours, mais les bénéfices d'une semaine sont largement supérieurs. D'ailleurs, par ce même argument, j'aimerais caractériser le jeûne hebdomadaire d'un jour : l'école de la volonté est excellente et le repos pour l'organisme également. Il est d'ailleurs curieux de constater que la société accepte depuis des siècles et avec raison le droit au repos hebdomadaire, et que la conscience collective ne voit pas que notre organisme pourrait réclamer ce même droit. Sur le plan diététique, le jeûne hebdomadaire est à associer à un régime alimentaire : on mange moins pendant la semaine. Jean Chopitel (SANTE ROYALE) préconise le jeûne hebdomadaire suivi d'un jour de mono diète. Dans la mesure qu’il est employé régulièrement, le jeûne hebdomadaire a une action très favorable : nous nous rappelons ‘à l’ordre’ une fois par semaine - nous n’allons plus faire n’importe quoi pendant le reste de la semaine. Et l’organisme, une fois qu’il a compris que notre démarche est régulière, ne stockera plus les toxines quelque part au fond s’il sait qu’il pourra s’en défaire dans deux ou trois jours.
Donc, jeûnez un jour ou une semaine ....
De plus en plus de stagiaires adoptent le jeûne hebdomadaire pendant la semaine - et découvrent un gain d’énergie incroyable dans leur vie professionnelle.
Le jeûne à l'eau.
Le jeûne à l'eau va en général de pair avec une inactivité relative et est accompagné de multiples formes de crises d'élimination dues à cette inactivité : la circulation marche mal, la respiration n'est pas active, les toxines "traînent" et font sentir leur présence.
Le mouvement "Jeûne et Randonnée" n'a pas commencé son chemin par le jeûne à l'eau, puisqu'en Allemagne "jeûne" est synonyme de "jeûne type Buchinger". Mais puisque la question s'est posée en France, on a fait des essais de "Jeûne à l'eau et Randonnée" et on a trouvé que l'on peut faire les mêmes randonnées pendant un jeûne à l'eau qu'en suivant un jeûne du type "Buchinger". Le choix entre les deux types de jeûne est le choix entre deux degrés de rigueur. Le jeûne à l'eau est plus profond, mais si le jeûneur ne se sent pas capable de suivre la randonnée - soit parce que c'est son premier jeûne, soit parce qu'il n'a pas suffisamment de réserves en vitamines et sels minéraux - nous lui conseillons un jeûne aux jus verts. En venant chez nous, vous avez donc le choix entre le jeûne aux jus verts et le jeûne à l'eau..
Actuellement, un quart des jeûneurs jeûne à l’eau.
"Votre corps réclame de l'eau - effets méconnus de la déshydratation" par le Docteur Fereydoon Batmanghelidj.
Jusqu'à maintenant nous avons expliqué les bienfaits d'un stage de Jeûne et Randonnée par l'effet conjugué et du jeûne et de la randonnée. Depuis que nous avons pris connaissance du livre du même titre (aux Éditions Jouvence, collection Trois Fontaines (!)), nous pensons qu'il y a aussi un effet du à la "cure à l'eau", puisque les jeûneurs boivent jusqu'à trois litres par jour. Or, le docteur ghelidj a émis l'hypothèse que l'homme moderne, en mangeant trop, ne boit pas assez. Petit à petit un état de déshydratation chronique s'installe. Celui-ci provoquerait toute une série de symptômes chroniques - qui sont soignés par divers traitements sans prendre en considération la déshydratation qui oblige le corps de faire des économies d'eau partout où c'est possible.
Par exemple : par manque d'eau le corps fait circuler moins de sang que nécessaire. Pour assurer la circulation dans tout le corps les veines se rétrécissent un peu, le cœur doit en conséquence augmenter la pression et la tension augmente. L'hypertension pourrait donc être une conséquence de la déshydratation chronique. Nous constatons d'ailleurs régulièrement que l'hypertension baisse pendant et après le jeûne.
Autre exemple : la structure osseuse sert de dépôt de minéraux quand les aliment en contiennent en abondance; ils seront restitués quand le corps en a besoin. Ce transfert à besoin d'eau; en cas de déshydratation chronique il se fait, mais avec des douleurs - qui risquent de devenir chroniques aussi. Nous constatons régulièrement que des douleurs articulatoires disparaissent pendant et après le jeûne. D'après le docteur ghelidj ceci est du à la consommation forcée de trois litres d'eau par jour.
Autre exemple : le corps en manque d'eau essaie d'empêcher la perte d'eau due à l'expiration : crise d'asthme ! Dans ce cas précis le docteur ghelidj conseille la "cure à l'eau" avec une prise de sel supplémentaire.
Autre exemple : un grand consommateur d'eau est notre cerveaux. La déshydratation chronique entrave son bon fonctionnement : la maladie d'Alzheimer peut être la suite.
Dans tous ces cas et bien d'autres, le conseil du docteur ghelidj est le même : buvez trois litres d'eau par jour et voyez si vous constatez une amélioration. Dans ce cas, continuez la cure jusqu'à la disparition de vos symptômes. Sinon, allez voir votre médecin habituel. Qu'est ce que vous risquez ?
Nous conseillons vivement la lecture de se petit livre - qui est en train de faire un tour du monde extraordinaire. D'ailleurs, la médecine officielle essaie de dénigrer les conclusions de ce livre. Comprenez : personne ne gagne rien si tous le monde boit de l'eau au lieu de prendre des médicaments ...
Le jeûne sec.
Bien entendu, c'est le jeûne le plus total, le plus profond. Seulement, il ne peut durer que trois ou quatre jours, et la randonnée se résume à de petites promenades. Et en si peu de temps, on ne peut pas tout éliminer. La place idéale du jeûne sec se trouve à la fin d'un jeûne hydrique. De cette façon on oblige l'organisme à éliminer les toxines se trouvant au fond des cellules. C'est comme on vide une éponge pour la nettoyer à fond. Le jeûne sec trouve aussi sa place dans certaines applications thérapeutiques.
Ayant entrepris un jeûne sec d'une semaine (sans rien faire sous la tente bédouine dans le désert tunisien) j'ai constaté des douleurs dans le bassin, descendant en direction des genoux la troisième nuit et dans les épaules, descendant en direction des coudes la quatrième nuit. Dans les deux cas ces douleurs disparaissaient après la consommation d'un demi litre d'eau. Cette expérience me semble confirmer les dires du docteur ghelidj : ayant provoqué une déshydratation artificielle le corps avait du mal à récupérer les minéraux stockés dans l'ossature. Les douleurs disparaissent par une prise d'eau ...
La Nourriture pranique : Vivre de Lumière ...
Dans l'hagiographie de certains mystiques chrétiens nous apprenons qu’ils auraient vécus pendant de longues années sans aucune nourriture, à part l’hostie lors de la messe. L’exemple français le plus connu est Marthe Robin.
Ce sujet ne figurerait pas dans ce petit guide s’il n’y avait pas une femme australienne, Jasmuheen, qui ne mange plus depuis cinq ans et qui voyage dans le monde entier pour en parler.
Son argumentation est très simple : autant que le végétarien peut dire que nous pouvons manger directement les végétaux qui ont nourri les animaux, elle dit que nous pouvons nous nourrir directement de l’énergie de l’eau et de la lumière (le prana, le chi) qui ont fait pousser les végétaux.
Du coup nos stages d’une à trois semaines paraissent un peu dépassés ! Quant à Marthe Robin, elle vivait dans la Drôme.... Mais , rassurez-vous : vous venez chez nous pour jeûner ...
Le premier livre de Jasmuheen "Vivre de Lumière" est paru en français aux éditions VIVEZ SOLEIL.
Le Jeûne Thérapeutique.
Il est difficile de parler du jeûne thérapeutique en France étant donné que le corps médical y est totalement hostile et qu'il n’existe plus aucune clinique de jeûne reconnue. Sachez quand même que certains thérapeutes et médecins utilisent le jeûne. Ils le font avec une grande discrétion parce que le pouvoir médical les attaquerait à la première occasion. La fille du Docteur Buchinger avait le projet de créer une clinique de jeûne en France, mais elle a préféré s'installer en Espagne face à l'hostilité de l’ordre des médecins français - comme le Docteur VIVINI.
Dans les pays voisins les cliniques de jeûne existent partout et travaillent avec des résultats reconnus par tout le monde - y compris par la Sécurité Sociale.
Lors de nos stages il arrive fréquemment que des douleurs articulaires, des migraines, des anémies, des douleurs après fractures disparaissent et des kystes ou fibromes diminuent.
L'acidose - prévention n°1 des maladies dégénératives
Sous ce titre, le docteur Jean-Pierre WILLEM publie des informations très intéressantes dans "diète-infos" du mois d'avril 1999 :
L'organisme produit plusieurs milliers de cellules mutantes par jour - pour les éliminer le plus vite possible. S'il n'y parvient pas, ces cellules commencent à créer des îlots. A partir d'un millier de cellules groupés ce noyau commence sa propre prolifération. Or, à ce stade le noyau cancéreux n'est pas détectable. Il ne le sera que huit ans plus tard : un gramme=1milliard de cellules=1 cm de diamètre. C'est ici que la "médecine préventive" entre en action. Or, on peut agir huit an plus tôt par une mise en acidose annuelle de l'organisme. Selon le Docteur WILLEM il y a trois façons :
1. par un jeûne ou une restriction alimentaire de 30 %
2. par l'activité physique qui produit l'acide lactique.
3. par l'air de montagne ...
Il va sans dire que se programme correspond à 100 % à un stage de "Jeûne et Randonnée" ...
Le Jeûne et le Sport
Aucun sportif ne se présente à une compétition importante le ventre plein. Mais certains ont impliqué des périodes de jeûne dans leur programme d'entraînement. Émile ZATOPEK par exemple, médaillé olympique des années 50 en longues distances, jeûna régulièrement. Joe LOUIS, champion du monde de boxe toutes catégories, jeûna trois semaines avant chaque combat d'importance "pour être bien dans la tête ...". Francesco MOSER, cycliste italien, prépara son record du monde à l'heure par un jeûne de trois semaines - tout en poursuivant son entraînement habituel - en se réalimentant juste avant l'essai d'une façon judicieuse, profitant ainsi d'une "turbo compression" bien connue depuis les jeux olympiques de Mexico où plusieurs records longue distance furent battus quand les athlètes descendirent dans la plaine.
L'un des sportifs français les plus populaires, Yannick Noah, révéla tout récemment sa pratique du jeûne. Voici un article en reproduction :
Yannick Noah - le temps de la sagesse
Enfant prodige du tennis, capitaine de l'équipe de France, bienfaiteur des jeunes en difficulté, Yannick Noah est devenu, à 36 ans, une sorte de sage. A l'occasion de Roland Garos, le gourou des courts a ouvert son cœur à " Femina Hebdo "... (1 juin 1997)
Voilà près de quinze ans qu'à chaque tournoi de Roland Garros, Yannick Noah est le tennisman français dont on parle le plus. Un peu comme s'il n'avait jamais arrêté. Sa retraite des courts n'a pas calmé les médias, toujours aussi friands de son "Noa - BCDAIRE". Sortie d'un nouveau livre (1), préparation d'un album reggae, rencontre avec Nelson Mandela, avenir du tennis dans les cités ... Yannick a plusieurs "fers au feu", on le savait. Pour Femina Hebdo, il parle de ses passions en toute sérénité et nous invite à les partager. En commençant par son goût pour le jeûne.
Yannick, vous entamez votre septième jour de jeûne. Est-ce une dure épreuve?
Maintenant, je suis habitué, cela ne me gêne plus...Mais il ne faut pas que je regarde le sandwich de mon voisin, sans quoi... Habituellement, je jeûne au printemps et en début d'automne, cela me fait un bien fou. Je me nettoie, j'évacue le stress de la coupe Davis et la fatigue des voyages. De plus, j'avais recommencé à fumer et à boire, il me fallait arrêter net, c'est fait ! Les deux premiers jours sont durs. Après, ça va mieux et , peu à peu, on se sent bien, avec tous les sens en éveil. Je pense souvent aux grévistes de la faim : la force morale nécessaire pour tenir est incroyable et aujourd'hui, je mesure mieux leur effort. Pour ma part, lorsque je suis allé jusqu'au bout, j'ai eu le sentiment de victoire sur moi-même. Le jeûne, on le sait, est lié à la recherche spirituelle. On le voit bien avec le ramadan chez les musulmans ou dans d'autres religions. Gandhi - dont les grèves de la faim sont historiques - a par la suite jeûné un jour par semaine. Bref, le jeûne rapproche de l'essentiel, donc de nous, de la voix intérieure, du cosmos si l'on veut. Je fais du yoga et après chaque nouveau jeûne, je franchis un palier dans la méditation. ..."
(1) "Secrets etc. ..." PLON 1997, où il parle aussi de "son" jeûne.
Catherine CHABAUD, la première femme a avoir bouclé le tour du monde à la voile en solitaire et sans escale lors du VENDÉE GLOBE 1996 en quatre mois et demi, écrit dans son livre "Possibles Rêves", Éditions Glénat, p.20 qu'elle "avait envisagé de faire un jeûne l'hiver prochain" (1996/97). Ce projet fut réalisé après le Vendée Globe.
Jeûner chez soi ?
Rien ne s'oppose à ce que vous fassiez un jeûne diététique chez vous en vaquant à vos occupations habituelles - à l'exception des travaux de force et des activités nécessitant beaucoup de rapidité. Mais cette démarche demande une grande force de volonté et une bonne compréhension de la part de votre entourage.
Surtout pour un premier jeûne de plusieurs jours il est préférable de quitter son cadre habituel, de le faire dans un groupe et de pouvoir suivre les conseils d'un guide expérimenté. Ainsi il peut prendre toute sa dimension : un lâcher prise général, un recentrage de toutes les conditions de vie, un face à face avec soi-même, une purification du corps, de l'esprit et de l'âme.
Bien Jeûner - bien dé - jeûner
L'expérience du jeûne ne se termine pas par la reprise : Le jeûne nous a clairement montré qu'il y a un volant d'inertie entre le fait de manger et le fait d'avoir des calories à sa disposition : ce que je mange maintenant ne m'apportera quelque chose que demain ou après-demain - à part quelques sucres rapides (desserts ...). Dans l'immédiate le repas nous fatigue plus qu'il ne nous apporte. "Il y a une vie après le repas..." nous rappelle la publicité pour .... une eau minérale.
"Avoir faim" prend alors une signification toute nouvelle :
Il n'indique nullement la nécessité immédiate de nourriture - mais tout simplement l'HABITUDE de manger.
Dans n'importe quelle entreprise le travail est organisé de la sorte à ce qu'à telle ou telle heure tel ou tel atelier attend telle ou telle marchandise pour telle ou telle tâche. Ainsi notre organisme attend la nourriture aux heures où elle arrive d'habitude : les glandes commencent à sécréter salive et sucs gastriques, l'estomac signale sa disponibilité, un regard sur notre montre fera le reste : nous avons "faim" ...
Manger à des heures fixes est une nécessité sociale plutôt que diététique et il n'est pas utile de mettre cette habitude en question. Mais il faut être pleinement conscient que nous mangeons par habitude plutôt que par nécessité.
De la même façon, le sentiment de satiété nous n'indique nullement que nos besoins alimentaires soient satisfaits de façon équilibrée, mais que l'atelier de réception des marchandises est momentanément débordé ...
Celui qui mange régulièrement, en quantité suffisante et de façon équilibrée ne connaîtra jamais la NÉCESSITÉ de manger. Le seul sentiment qu'il connaît est l'habitude de manger qui se réveille aux heures des repas.
En-dehors des repas fixes une autre façon de "faim" nous poursuit : le "petit creux". Celui de dix heures le matin ou de 15 heures l'après-midi fait d'ailleurs déjà partie des habitudes sociales établies dans la plupart des lieux de travail.
Le "petit creux" signale un besoin, besoin que nous associons trop rapidement à la notion de la "faim". Le petit creux est d'abord une baisse de forme que nous avons pris l'habitude de surmonter par une consommation, sucrée en général.
Une baisse de forme veut dire que l'organisme n'est pas en mesure - au moins momentanément - de brûler les calories nécessaires à son bon fonctionnement. Or, pour brûler des calories il faut que le sucre et l'oxygène soient transportés par la voie sanguine vers l'organe en question.
Quatre raisons autres que le besoin de nourriture peuvent être à l'origine d'un "petit creux" :
1. L'expérience du jeûne nous a montré que nous avons des réserves de sucre pour des semaines - qu'il suffit de réclamer pour "passer le cap".
Il y a donc de fortes chances que le petit creux est provoqué par une absence d'oxygène. Il convient donc en premier lieux de nous en approvisionner - en ouvrant les fenêtres par exemple, en respirant "un bon coup".
2. Après l'air, c'est l'eau qui nous fait vivre - bien avant les vivres ! Le corps est constitué de 75 % d'eau et nous en éliminons en permanence - jusqu'à trois litres par jour ! Le manque se signale par une baisse de forme - et par la soif ! Buvez donc avant de chercher quelque chose à manger. D’ailleurs, vous pouvez garder l’habitude de boire deux ou trois litres par jour - et vous allez constater que vous mangerez moins !
Et en buvant plus vous allez constater que votre tension baisse - si elle est haute ...
3. Parfois le sucre et l'oxygène sont bien présents dans l'organisme, mais ils n'arrivent pas jusqu'à l'organe qui en fait la demande parce que la circulation ne marche pas bien ! Ceci n'est pas étonnant dans la vie sédentaire que nous connaissons : l'absence d'activité physique atrophie cœur, poumons et par là toute la circulation sanguine.
Donc, après quelques respirations devant la fenêtre ouverte essayez de trouver un prétexte quelconque pour aller au sixième étage avec quelques dossiers "importants" sous le bras. MAIS ALLEZ-Y à PIED !
Même si vous ne trouvez pas de destinataire pour vos dossiers, l'exercice a joué son rôle : le creux a passé, la circulation marche et tout va bien !
Dans ces trois cas notre réaction habituelle est différente : on prend un café ou une sucrerie : le café stimule le nerf cardiaque, le cœur bat plus vite, l'organisme est un peu mieux irrigué, alimenté. On passe le cap ... ! La même chose avec le sucre - il est rapidement disponible, nous donne un "coup de fouet" ... et ça repart ... pour très peu de temps d’ailleurs !
Et avec le café et le sucre on tombe petit à petit dans la dépendance, on doit augmenter les doses pour le même effet. A la longue ils minent notre santé et nous empêchent de trouver une solution naturelle et constructive.
4. En-dehors des raisons physiologiques il y a une multitude de raisons sociales ou psychologiques qui expliquent la nécessité de "faire un break" : la monotonie du travail, la solitude, le stress, des blocages matérielles, émotionnelles ou psychologiques.
Mais il ne faut pas confondre la nécessité de faire un break avec une quelconque nécessité de manger !
Pourquoi l'on s'y trompe si régulièrement ?
Parce que l'on se fait du cinéma - et ça marche très bien !
Voyez vous-mêmes : à 10 heures la monotonie de la matinée est interrompu par le joyeux appel : "Pause Café !"
Rien que cet appel vous apporte déjà un réconfort, renforcé encore par l'odeur du café qui est en train de se faire. La bonne ambiance qui s'installe s'y ajoute ...
Arrêtons le film ici : ça marche très bien ! On n'aurait pratiquement plus besoin de prendre le café ou les croissants pour être ragaillardi...
Autre exemple : le vendredi après-midi vers 15 heures une fatigue bien méritée se fait sentir et le scénario ci-dessus décrit n'a pas lieu parce que les collègues sont déjà partis.
Vous n'avez pas envie de faire le café tout(e) seul(e), mais vos idées vous emportent vers un projet de week-end formidable. Seul votre autodiscipline impeccable vous ramène quelques minutes plus tard vers la dernière ligne droite de votre travail, mais l'effet de votre évasion est très comparable à celui de l'exemple précédent : le cœur bat plus vite, la fatigue est partie et vous êtes de bonne humeur.
Là aussi, c'était du cinéma - et ça marche très bien !
Donc, d'accord pour le cinéma, mais soyez votre propre metteur en scène. Et si vous jouez un rôle dans le film de quelqu'un d'autre - soyez-en conscients et vérifiez de temps à autre si le scénario vous plaît.
Conclusion :
La prochaine fois que vous avez "faim", demandez-vous d'abord :
FAIM DE QUOI ?
Peut-être votre faim est une soif qui s’ignore !
Buvez donc avant de manger et voyez après si la "faim" persiste.
Si vous mangez parce que vous vous ennuyez -
arrêtez ce que vous êtes en train de faire et faîtes quelque chose de plus intéressant - au lieu de manger.
Si vous vous mettez à table parce que vous avez besoin de compagnie -
Bravo ! Mais portez votre attention vers les convives plutôt que vers les vivres ...
Si vous mangez parce que la vie est triste -
changez de vie. Mais oui.
Si vous mangez parce que vous êtes fatigués -
reposez-vous plutôt ... ou plus tôt ...
Si vous mangez parce que vous sentez une baisse de forme - cherchez d'abord l'oxygène et l'eau avant la nourriture, et stimulez votre circulation sanguine.
Si vous mangez par plaisir -
Bravo ! Mais cherchez le délice dans la finesse plutôt que dans la quantité et observez pendant et après le repas si le plaisir est réel et persiste encore le lendemain.
Si vous mangez parce que vous êtes gourmand(e)...
devenez gourmet !
Si vous n'avez pas faim
ne mangez pas !
Si vous n'avez que très peu faim
ne mangez que très peu !
Si vous n'avez plus faim
ne mangez plus !
Laissez-moi terminer ce chapitre par une inscription égyptienne, vieille de trois mille ans :
Un tiers de ce que nous mangeons sert à nous nourrir,
avec les deux autres tiers nous nourrissons les médecins.
Bon appétit !
Après la reprise ...
Souvent dans la vie nous nous trouvons en conflit avec les habitudes qui nous entourent. Plutôt que de les affronter, plutôt que de choquer notre entourage, essayons des scénarios pour ne pas trahir nos convictions - et de ne pas nous isoler du reste du monde, de surprendre peut-être, mais dans le but de faire évoluer les choses ...
Voici un exemple très simple : Vous êtes invités chez des amis et lors du repas la maîtresse de la maison vous tend la corbeille avec le pain ... blanc. Que vous soyez encore pendant la reprise ou que vous avez décidé de ne plus manger du pain blanc, voici une façon de réagir :
Vous remerciez votre amie pour son attention envers vous, qu'elle s'occupe de vous comme une mère, que vous êtes tellement content de passer la soirée avec elle, vous prenez un morceau, vous le placez à coté de votre assiette - et il y restera jusqu'à la fin du repas. Vous vous en servez pour nettoyer votre assiette (ou pour manger le fromage) - et le tour est joué. Par contre, quand c'est votre tour pour inviter votre amie, vous lui tendez votre corbeille de pain qui comprend trois ou quatre variétés de pain qu'elle ne connaît pas du tout, tout en lui ventant les différentes qualités inconnues ; vous n'avez pas besoin de lui expliquer la baguette, également présente ...
De la même façon, quand vous trouvez une bonne salade niçoise comme entrée, vantez-la, demandez les détails de sa composition, redemandez-en au moment où le plat passe que vous voulez éviter. Votre refus sera inaperçu ...
Si vous êtes invités pendant votre semaine de reprise, il y a deux possibilités : ou vous vous arrangez le plus discrètement possible de rester dans la progression de la reprise, ou vous entrez par la grande porte en annonçant de haute voix que vous sortez d'un jeûne d'une semaine avec des randonnées tous les jours et que vous n'auriez pas du venir à un tel repas, mais que vous êtes venu quand même parce que vous aimez bien vos amis, et que vous devez suivre certaines règles pendant votre reprise ... Ainsi vous serez le centre d'intérêt de toute l'assemblée et vos caprices vous seront pardonnées...
Soyez toujours conscients que nous nous mettons rarement à table juste pour manger ...
L'expérience du jeûne peut déclencher un changement dans nos habitudes alimentaires. ..
Le Jeûne et la Médecine ...
Dans les pays voisins le jeûne diététique s’est développé à partir des cliniques de jeûne qui existent un peu partout et sont reconnues et pris en charge par la sécurité sociale.
L’action du jeûne thérapeutique est une prolongation logique du jeûne diététique : après les graisses et les cellules usées le corps "brûle" les cellules malades et fait disparaître fibromes et autres végétations maladives. Le jeûne est une "opération sans bistouri". Et la santé est renforcée par la régénération générale.
En France, malheureusement, le jeûne n’est pas reconnu par la médecine officielle.
Laissons donc les médecins s’occuper des maladies, occupons-nous de notre santé et nous n’aurons plus besoin d’eux ...
D’ailleurs, cinq fois dans l’histoire récente les médecins ont fait grève longue durée - à chaque fois on a constaté une chute des maladies ... et de la mortalité, jusqu’à 30 pour cent !
La raison est que les gens - privés du cabinet médical au bout de la rue - se prennent en charge eux-mêmes. A partir de cet instant les maladies régressent.
D'ailleurs, ceci fonctionne aussi bien sans grève des médecins ...